Le Photographe :

 

  Quelques mots sur l’artiste :

 

Richard Robberechts, ou le regard poétique de l’homme à la découverte de l’image et du mouvement, est né en 1945 sur le territoire belge.

 

Sa curiosité pour les formes, son appétit et sa soif de ces harmonies l’ont amené à utiliser différentes techniques d’expressions visuelles pour en extraire les secrets.

 

La photographie, base de toute son expression, il l’a pratiquée sous toutes ses formes : sociale, artistique, reportage, en thérapie, mais surtout pour le plaisir du regard qui enrobe, qui apprivoise.

 

A partir de 1970 des expositions personnelles de photos en Belgique, France, Italie, Japon, USA, Canada, Tunisie … ainsi que des expositions collectives à thèmes : « Les saveurs », « Chambres d'autres », « Corps à corps » (ce dernier thème ayant donné naissance à une revue du même nom) accompagnent, éclairent ses autres activités : théâtre, expositions de sculptures, chorégraphies, vidéo arts.

 

R. Robberechts est comme un fleuve qui, dans son parcourt, frôle les rives de la sensualité. Dans le théâtre, c’est la mise en mouvement dans l’espace de ses prises de vues photographiques réalisées à partir d’un scénario original.

 

Le théâtre c’est le sommet de la confiance faite aux images en mouvement et qui, libérées, ne s’arrêtent qu’a la fin de la représentation (c’est une suite d’images de 90 minutes que l’on ne peut arrêter et qui met en image le texte d’un auteur ); « Juliette De Sade »  de Guilliéry (1997) - « Nudhomme » de M. Peters, « L’Imprudence » de Fr. Young (1996) où les spectateurs découvraient l'exposition des photos qui avaient servi de fil conducteur à la mise en scène.

 

Tout comme dans les spectacles publics, en 2005 « La nuit Louis Leloup », à la salle Philharmonique de Liège, et en 2006, « Carmina Burana » mise en scène et première mise en lumière de l’église Saint-Jacques de Liège.

 

D’autres berges l’ont attiré, comme celles de la danse, suite à des collaborations avec des chorégraphes tels que Maurice Bejart, Dina Cino, Gilles Monnart…

 

D’un travail de lumière pour les uns à la scénographie pour d’autres, il a voulu réaliser des travaux visuels où se mariaient lumière, images et mouvements en une symphonie subtile. Lors de sa mise en scène du ballet théâtre « Duel », il photographia le jeu impertinent des dialogues et des silences du féminin et du masculin. Alors que pour ses autres chorégraphies contemporaines, c’est le mouvement qui s’est imposé à lui, comme, par exemple, dans « Yshta ».

 

Au confluent de l’image fixe et mobile, la vidéo apporte la couleur, le son, le mouvement et la construction d’une succession d’images.

En vidéo R. Robberechts vit celle-ci comme une création étalée dans le temps et dans l’espace.

 

Dans ce fleuve où les remous amènent R. Robberechts du macro au micro, le moulage est un rapport direct à la personne où les trois dimensions restent constantes et où les ombres et les lumières restent en permanence à repenser.

 

Pour R. Robberechts : « L’important pour un photographe c’est l’œil. L’œil est l’outil qui permet de déceler le non-dit, la cohérence entre la parole, les sentiments et leurs expressions ».

 

Cette recherche photographique l'a amené à collaborer avec des artistes tels que Felix Roulin, Louis Leloup, Anna Camelia Stefanesku, Pierre Timus,  Faten Rouissi…

 

 

 

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